*** Interviews ***

Christophe Moreau
(AG2R Prévoyance)
Christophe, sa vous fait quoi de décrochez
le maillot de champion de France ?
« Un grand bonheur, et une très grande joie, j'ai toujours rêvé un jour être le porteur du maillot tricolore. Sur le contre-la-montre, j'ai échoué depuis treize ans, et sur la route c'était pire, j'en avais presque perdu la motivation. Aujourd'hui avec la course d'équipe qu'AG2R a pu effectuer, l'attente, l'expérience et la maturité ont fait que j'avais de bonnes jambes. Je sentais qu'il fallait attendre le moment opportun ».

Quel tactique avez vous choisi d'employer ?
« Il est vrai qu'une attaque si loin de l'arrivée est un peu risquée, mais avec un parcours comme ça on ne peut pas tricher. Je pense avoir utilisé les bons développements (39 - 19 et 39 - 21). Au début j'étais un peu inquiet parce que ça collaborait moyennement avec Fédrigo et Halgand, j'ai voulu attendre un tour de plus mais la collaboration était molle. Et finalement, un homme fort seul qui gère son effort ce n'et pas plus mal. M'échapper, je savais que ça pouvait le faire, que le break était enfin possible aujourd'hui. A trois kilomètres, la Marseillaise commençait à résonner dans ma tête ».
Vous n'avez pas eu peur de craquer physiquement ?
« J'étais très attentif aux défaillances, il ne fallait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Mais je peux vous dire que quand vous virez vers le rond-point à 300 mètres de la ligne, et ce n'est que pour vous, c'est fabuleux ».

On vous a vu très ému à l'arrivée...
« J'étais à la limite de m'écrouler dans le sens où les larmes venaient. L'année dernière, j'avais échoué au pied du podium. J'ai toujours rêvé de pleurer sur la Marseillaise. Je ne pensais pas pouvoir un jour, en fin de carrière, faire une telle course ».

La fin de votre carrière approche-t-elle ?
« Il y aura encore très probablement encore deux années de contrat, mais ce sera mon dernier contrat, c'est sûr.
J'ai 36 ans, c'est ma treizième année et le vélo est difficile.
Aujourd'hui, je me rends compte que je prends plus confiance en moi
 ».

Quels sont vos objectifs sur le prochain Tour de France ?
« Sur le Tour, je pense qu'on fera un premier point à Tignes, au premier jour de repos. Après on pourra commencer à regarder si je m'oriente plus vers le général ou vers une victoire d'étape. Ce sera mon douzième Tour de France ».

C'est aussi une victoire pour votre fille Margaux ?
« J'ai beaucoup de fierté pour ma famille et ma petite fille. Tout ce que je fais, c'est pour elle. Je suis libéré serein et heureux. Pour un cycliste, quand on est bien dans sa tête, quand on est bien à la maison, on peut ensuite s'entraîner sérieusement. Aujourd'hui tout est réuni pour faire une grande fête ».
Propos recueillis par Gaëlle Chazal, à Aurillac (15), le dimanche 1er juillet 2007.
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Patrice Halgand
(Crédit Agricole)
Vos impressions sur le circuit des Championnats de France 2007 à Aurillac et sur la victoire de Christophe Moreau ?

« Se fut un parcours très exigeant et pas facile, avec Pierrick on à galéré dérrière pour revenir sur Christophe, mais il était au dessus de nous, il n'y avait rien à faire, mais je ne suis pas déçu, malgré un léger début de saison, les conditions arrivent avec le Tour de France qui débute la semaine prochaine.
J'ai du jus, je suis tout frais, pour moi la saison commence
 ».
Propos recueillis par Gaëlle Chazal, à Aurillac (15), le dimanche 1er juillet 2007.
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Takehiro Mizutani
(Japon)
(Team Vang)
Comment s’est passée cette journée ?
« Durant cette journée, comme toutes les premières étapes, ça a roulé très vite surtout quand il y a des échappées qui se forment. Donc, dès les premières grosses montées au bout du 15ème kilomètres après le départ, tout s’est joué. Nous avons réussi à placer deux coureurs. C’était notre tactique de départ, il fallait être deux ou trois devant pour jouer l’échappée. Au pire, si cette échappée était reprise nous étions là pour lancer le sprint. Le Limousin se
joue tous les ans dès la première étape qui est très sélective et très dure
 ».

Quels sont vos objectifs pour les trois jours suivants ?
« On va essayer de jouer le général mais face à une grosse équipe française,
ce n’est pas évident. On va laisser faire et on va essayer de remporter des victoires d’étapes
 ».
Propos recueillis par Laurent Gauvin, à Aubusson (23), le mardi 15 août 2006.
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Pascal Hervé
Pascal, pourquoi votre présence sur le Tour du Limousin ?
« Pour la passion et le travail sans oublier que je suis actuellement sur Limoges puisque je gère deux restaurants.
Sur le Tour du Limousin, je sers de chauffeur au médecin de course sinon je suis également le Paris-Corrèze mais je n’ai plus beaucoup de temps avec mes affaires. En été, j’arrive à faire un peu de vélo car le vélo est ma passion et je suis encore cette discipline de très près.
Chez moi, dans mes restaurants, il y a des télévisions dans toutes les pièces.
Pendant le Tour de France, mes clients peuvent suivre les étapes tout en mangeant. Cela plaît beaucoup en général
 ».
Propos recueillis par Laurent Gauvin, à Aubusson (23), le mardi 15 août 2006.
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Pierrick Fedrigo
(Bouygues Telecom)
Vainqueur de la 1ére étape du Tour du Limousin 2006
Contrat rempli à l’issue de cette première journée de course ?
« Effectivement, l’objectif de la journée était de bien figurer à l’arrivée. Sur ce Tour du Limousin, on a une équipe qui est jeune et donc, qui a tout à apprendre. On a des stagiaires donc il ne faut pas leurs demander d’aller dans tous les coups.
C’est une grande satisfaction d’avoir pu remporter cette étape très difficile
 ».

Désormais, l’objectif est de remporter ce Tour du Limousin ?

« Oui, bien sûr. Nous avons pris une option, on a gagné, on a le maillot. Maintenant il va falloir gérer dans les étapes suivantes ».
Propos recueillis par Laurent Gauvin, à Aubusson (23), le mardi 15 août 2006.
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Bernard Quilfen
Directeur Sportif de l'équipe Cofidis
Parlez-nous un peu de cette journée et du final de Sylvain Chavanel.
« On a vraiment un très beau parcours, très sélectif. La preuve, je crois qu’il y a des coureurs partout. Il y en a qui sont arrivés à 20 minutes voir plus du vainqueur. Sylvain est sorti malheureusement un peu tard, il avait décidé ce matin de faire la course. L’échappée a commencé à partir, au kilomètre 90 et ça a toujours roulé. Ensuite, il y a eu un contre et on s’est retrouvé avec Nicolas Roche et puis, un moment le groupe avec Bessy, Monier et Chavanel s’est retrouvé à 4 minutes et Sylvain est sorti. Je pense qu’il était un petit peu tard surtout que Didier Rous marchait très fort devant ».


Parlez-nous de Damien Monier et de son avenir au sein de Cofidis.

« Tout le monde le conçoit maintenant, Damien est un garçon qui est passé pro deux ans trop tôt. Ca fait la quatrième année qu’il est avec nous et on le reconduit pour l’année 2007. Je crois qu’il s’améliore, disons qu’il a compris toutes les bases pour être un bon coureur. Parce que ce n’est pas évident, il n'avait aucune base, aucune connaissance dans le vélo. Il y a eu beaucoup de travail de fond et Damien a compris qu’il fallait s’entraîner, attention je ne dis pas qu’il ne s’entraînait pas, mais il s’entraînait mal. En période hivernale, il travaille le fond et c’est par là qu’il faut commencer. Moi je l’ai vu, il y a un an au Tour de Suède, faire un excellent travail d’équipier parce qu’il sait rouler longtemps et vite. Il est vraiment sur la bonne voie. En plus, il a perdu du poids après le Championnat de France Chrono. Il a fait attention à son alimentation et il a perdu 6 kilos en un mois. Maintenant, il a un visage et des jambes de coureurs cyclistes ».
Est-ce que vous pensez qu’un jour Damien peut disputer un grand Tour ?
« Pourquoi pas car il a quand même des qualités. Vous savez, on n’est pas Champion de France Espoir par hasard. Et comme on l’a pris vraiment à la base, et qu’il est en train de gravir les échelons, pourquoi pas disputer un grand Tour. Il va falloir peau finer mais il est vraiment sur la bonne voie ».
Propos recueillis par Laurent Gauvin, à Saint-Nectaire (63), le mercredi 02 août 2006.
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Didier Rous
(Bouygues Telecom)
Vainqueur de la 1ére étape de Paris-Corrèze 2006
Comment c’est passé cette étape ?
« Paris-Corrèze est le style de route que j’apprécie. Il y avait du vent défavorable toute la journée, ce n’était pas facile. Mais on a essayé de faire la course, d’être présent dans toutes les échappées, de bien faire aujourd’hui et on a concrétisé. C’est la première étape, il y a encore demain. Une victoire fait toujours du bien à la tête et au moral pour la suite ».

On peut dire que vous avez gagné aujourd’hui par élimination.
« Oui, disons que c’est le genre de route que j’aime et c’est toujours pareil, dans le vélo, il n’y a pas de science exacte. On a beau établir une tactique de course mais quand on n’est pas bien ça ne sert à rien. Tous les coureurs de l’équipe ont essayé d’aller au coup par coup. Après, on s’est retrouvé dans l’échappée avec Thomas et ça a facilité un petit peu les choses. Ca s’est bien terminé, tant mieux pour nous. Demain, ça ne va pas être facile puisque Chaumeil n’est pas un circuit facile. Je l’ai déjà fait et on verra bien demain ».
Propos recueillis par Laurent Gauvin, à Saint-Nectaire (63), le mercredi 02 août 2006.
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Dominique Arnould
Directeur Sportif de l'équipe Bouygues Telecom
Parlez-nous de cette étape et de la très belle victoire de Didier Rous.
Est-ce que c’était l’objectif du matin ou une improvisation durant la course ?

« L’équipe que l’on avait sur le papier faisait partie des favorites. On avait Pierrick, Thomas, Walter et Didier qui sortaient du Tour de France et l’on a fait vraiment une très belle course. On n’a pas raté une seule échappée, on a su durcir la course au moment il le fallait et quand les sept coureurs sont sortis dans le final, ça s’est vraiment fait à la pédale. Après, Didier était une jambe au dessus de ses collègues d’échappée et il arrive avec deux minutes d’avance. Donc, ça nous laisse une bonne marge pour assurer le général. Demain on va viser le général et non pas l’étape ».
Propos recueillis par Laurent Gauvin, à Saint-Nectaire (63), le mercredi 02 août 2006.
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Dernière mise à jour le : Mardi 10 Juillet 2007
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